Le développement du foin et des stabulations

Une révolution scientifique ?

Les cistériens, ordre monastique, aurait été « bien connu pour leur approche scientifique de l’agriculture et de l’élevage. » Né tardivement, au XIIe siècle, il aurait dû s’adapter à des terres peu fertiles, comme « les Vallées du Yorkshire et dans les landes et vallées du Pays de Galles ». Les moines y eurent d’ailleurs beaucoup de succès comme éleveurs de moutons et vendeurs de laine. Ils ont notamment commencé à installer des barrières pour contrôler l’accouplement des espèces, permettant une sélection plus efficace. En agriculture, en Allemagne et dans les basses terres, ils sont aussi « devenus experts pour défricher et drainer de vastes étendues de friches et de zones marécageuses. » Ils auraient ainsi pu valoriser l’ensemble du bassin de Thuringe. (Rasmussen 2010, p.239-241)

La charrue

Les sols nordiques étaient particulièrement difficiles à travailler avec simplement l’araire (= ard ou scratch plow).

Un de ses aoutils était qu’elle créait des tranchées. Les années humides, elles drainaient l’eau et permettaient aux plantes de pousser sur la zone relativement sèche. Les années sèches, la plante pouvait pousser au fond de la tranchée.

En outre, « un labourage plus profond apporte un sol plus riche à la surface, améliorant aussi la productivité des sols. » (Rasmussen 2010, p.182)

On avait déjà ce qu’on connait bien aujourd’hui: le partage des moyens de mécanisation:

As farms were divided into the lands of the lord and those of the tenant, field shape adapted to the new technology. The expense of a plow team forced most peasants to either share teams or borrow them from wealthier neighbors in exchange for labor. Thus, even tenurial relationships were revised by the plow as fewer tenants could maintain a purely independent status.

Rasmussen 2010, p.183

L’assolement triennal

Au VIIIe siècle, l’assolement biennal (two-field system) a commencé à se faire remplacer en Europe du Nord par l’assolement tirennal (three-field system).

Nineteenth and early twentieth century historical accounts of the European Agricultural Revolution suggested 1760 as a starting date for the emergence of new agricultural practices. In fact, however, a number of processes—political, scientific, demographic, and economic—
had coalesced more than a century earlier, ushering in a gradual institutionalization of new, primarily English, agrarian procedures.

Rasmussen 2010, p.286